Experts-Comptables – Question/Réponse

Question :

Maintenant comment fait-on pour intégrer les générations Y et Z dans un cabinet sur une matière qui par nature est binaire (des chiffres), qui amène à un résultat + / –.

Austère pour une génération qui recherche le kiff, le créatif.

En plus, 8 ans d’études (pour le DEC) avec une perspective de voir disparaître ses revenus et une belle carrière tracée, grâce à l’intelligence artificielle qui est capable de produire des bilans plus rapidement et de façon tout aussi fiable, combien même si l’Expert-Comptable y a passé des jours et des nuits à le produire.

Soyons clairs : il y a vraiment des bonnes raisons pour partir en courant.

Réponse :

C’est aussi une question de présentation. Si je vous dis votre métier va disparaître ET c’est une opportunité extraordinaire, soit vous vous dites il est fou, soit j’éveille votre curiosité, soit vous vous dites « il y a peut-être un coup à faire ».

Et justement La génération Y est opportuniste ET la génération Z est curieuse par nature, elle est dans la création, ne l’oubliez pas, donc elles vont avoir la possibilité de créer de toutes pièces les solutions de demain pour les clients.

Donc oui, pour attirer vos nouveaux talents dans vos cabinets il va falloir raconter une autre histoire que celle de la Tenue Comptable avec un bilan qui se raconte 3 mois après. Je grossis le trait volontairement, car ce n’est pas tout à fait vrai : les cabinets savent aussi mettre leurs clients « en mouvement » et puis « Est ce que tout le monde a le même besoin ». Par exemple, est ce que mon client boulanger-pâtissier a besoin d’anticiper son marché à 6 mois, un an, alors qu’il fait 300 k€ et que cela lui va bien.

Je vais vous dire comment il voit le truc, votre futur talent qui rejoindra votre cabinet si vous êtes capable de le faire rêver et lui offrir des perspectives de carrières.

Avant même de s’intéresser aux bilans, il va s’intéresser à la personne, à l’emplacement, à l’écosystème.

L’histoire qui vient, m’a été relatée en mars 2018 : une boulangerie en banlieue périphérique d’une capitale régionale revendue avec un CA de 300k€. Trois ans après, le nouveau propriétaire fait 1000 k€.

Outre la qualité de son gestionnaire, son E/C l’a accompagné dans son développement, en lui fournissant les ratios de la profession, lui communiquant les « best practices » de ceux qui réussissent,

Bref en écoutant son marché, en répondant aux besoins de ses clients (mise en place de formules déjeuner, agrandir le parking, des tables intérieures, extérieures, terrasse abritée…) ce chef d’entreprise va ouvrir bientôt son second établissement.

Et dans le cas présent, pour lui, le bilan il s’en fout. Par contre, l’accompagnement et le conseil avisé de son expert-comptable, pour lui, maintenant, cela n’a pas de prix.

Donc oui, la révolution commence par penser son métier non comme un producteur de chiffres mais comme un créateur de valeur.

Vous le faites déjà et vous ne m’avez pas attendu : Super.

Alors pourquoi peinez-vous à recruter ?

Parce que vous le faites parfois, mais très souvent, vous ne savez pas le dire, le raconter et l’affirmer.

Je vous le prouve. Et c’est dans l’article 4 à venir

 Patrick Gaudin

 

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