Experts-Comptables – La crise des Vocations

Il y a des métiers qui sont plus tendances que d’autres en termes d’attractivité pour les nouvelles générations.

LinkedIn regorge de post, d’articles, le web et la presse se font également l’écho d’articles accrocheurs de type : La Génération Z arrive ! Génération Z ingérable ?

Tout d’abord qu’est-ce que c’est que cette histoire de génération Z, Y, X, Millenium etc etc…

Un truc qui permet de rentrer les gens dans les cases. Pas seulement : derrière cette catégorisation, il y a des tendances lourdes.

Pour planter le décor je vous offre deux citations :

  • « Chaque génération s’imagine plus intelligente que celle qui l’a précédée et plus sage que celle qui vient après elle. » George Orwell (1945)
  • « Les gens ressemblent à leur époque et à leurs pairs plus qu’ils ne ressemblent à leurs parents. » Alan Foote.

Dans l’entreprise aujourd’hui se succèdent 4 générations

  • La génération « baby-boomers » (1945-1965)

La génération qui sort du marché de l’emploi on la dénomme « les baby-boomers »

Des grandes caractéristiques : outre le nombre, peu ou pas de « Digital », identification par leur travail (car ils vivent pour et avec un intérêt personnel pour le travail), loyauté totale à l’autorité & la hiérarchie. L’information est le pouvoir.

  •  La génération X (1965-1980)

C’est une génération faible en nombre, qui travaille pour vivre. Recherche d’un équilibre vie perso/pro. Elle est peu motivée au travail avec une vision pessimiste du travail. Conservant un sens de l’autorité et de la hiérarchie, accroché au travail (faut payer la maison et les études des enfants). Elle a immigré vers le digital. Elle considère l’information pour le résultat.

  •   La génération Y (1980/1995)

Grande génération en nombre, elle est «Digital natives », c’est-à-dire que ses membres sont nés avec le clavier au bout des doigts et cela change tout dans ce monde devenu numérique. Ils ont aussi et surtout une conscience mondialisée, ils recherchent le challenge et la variation dans le travail… L’environnement agréable, l’épanouissement, la santé (physique & mentale) sont prioritaires sur le travail. Le « benchmark » est dans leur ADN, ils se comparent les uns les autres en permanence. Cette génération a compris que le CDI est ni confort ni durable. Ses membres sont plus dans la mission que dans le carriérisme : de fait la mobilité est intégrée dans les esprits, et on recherche le « kiff ». Refus de l’autorité statutaire, inversion des rapports de forces, et par voie de conséquence accès libre à l’information : l’information est une ressource.

  •  La Génération Z (1995/2010)

La Génération qui est née avec les crises, de fait la précarité est intégrée et ils vivent cela de façon décomplexée. Ses membres sont « True Digital natives », alors cela donne des fonctionnements déroutants du fait du décloisonnement entre la vie privée et le boulot. Cette génération, a une passion pour son job dans un esprit de communauté. Elle est continuellement connectée ; le travail doit être créatif et hédoniste et si ce n’est pas le cas, ils préfèrent abandonner l’affaire. Cette génération encore plus mondialisée a le sens des responsabilités et de la justice, engagée, et tel que CNN c’est le flot d’information continue qui doit prédominer.

Voilà pour le décor générationnel.

 

Source Wilfried Hallier et Géraldine Gomaere.

 

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