Experts-Comptables : Big is beautiful !

La concentration dans cette profession continue. Ne comptez pas sur moi pour vous livrer des projets, moi aussi je me dois à de la discrétion vis-à-vis de mes clients ; aussi, je vais rester sur les informations publiques et macro.

Le marché est estimé à 11 Md€.

Les 200 premiers cabinets en CA pèsent 5,6 Md€.

Conséquences :

  • La concentration va continuer à mon sens encore pendant deux ans. Certains terminent le maillage, d’autres sont sur la diversification des offres de services, et d’autres s’attaquent déjà à l’Intelligence Artificielle.

Attention : Ce n’est pas simple pour les cabinets non plus car LE CLIENT est en embuscade. Oui le client a appris aussi à acheter du conseil. Il ne sait pas forcement ce qu’il veut mais par contre il sait ce qu’il ne veut pas.

Les grands cabinets :

  • Ils sont confrontés, eux aussi au recrutement. Les candidats sont encore légion pour  accrocher sur leur CV un grand nom de la profession. Une fois sélectionnés, ils vont en baver pendant deux ans voire trois ans ; certains feront leur premier burn out ; d’autres dégoûtés, iront élever des abeilles dans un espace naturel sans pesticide ; partir sur un projet humanitaire. Maintenant beaucoup survivent ! L’enjeu est bien de fidéliser.
  • Ils sont confrontés à la formation
  • Ils sont confrontés à la gestion de leur marque et aux frais de structure associés.

Le client veut payer ce qui correspond pour lui au juste prix.

On rajoute à cela des entités qui sont sur des marchés autres et qui viennent titiller des clients avec leurs compétences connexes à celles du Conseil pour les entreprises.

Le jeu devient à plusieurs bandes.

Donc oui : la diversification est l’une des pistes pour résister. Ainsi, les groupes de comptabilités intègrent des Cabinets d’avocats qui permettent d’apporter le service de bout en bout aux clients finaux et de « fermer les portes », évitant en cela même qu’un concurrent rentre dans la bergerie. Dans le domaine de l’intégration, outre la prestation informatique et le partenariat avec un éditeur de solution comptable (et évidement celle utilisée par le cabinet), on retrouve aussi le recrutement, le big data, la sécurité, la fourniture de bureau…jusqu’au secrétariat externalisé pour les entreprises.

Intégrer … Mais le modèle le plus prometteur, c’est le partenariat : chacun reste dans sa case, mais je pousse tel partenaire pour répondre à la problématique de mon client. Un petit BNI en quelque sorte, donnant lieu cette fois à une facture, et non à une recommandation d’affaires.

Pour rappel, le marché global du Conseil aux entreprises est estimé à 80 Mds. A 80 Mds, on comprend que l’on puisse s’intéresser à l’affaire.

Mais alors quid du cabinet de – de 10 collaborateurs qui, toutes proportions gardées, est dans la moyenne nationale, car rappelons que 90% des entreprises en France ont moins de 10 salariés, soit 4 millions d’entreprises.

C’est bien le drame français : nos voisins allemands, qui eux aussi ont des casseroles, comptent presque 3 x plus d’ETI qu’en France (5000 contre 13000).

Alors je vais exprimer ici mon opinion : les petits cabinets ont 4 possibilités :

– « Se spécialiser» sur un marché

– Grossir pour une taille critique

– Rejoindre un réseau

– Se faire très beau pour se faire racheter

Maintenant : il existe une cinquième voie : Maîtriser sa stratégie en définissant son offre de service en sachant la communiquer et notamment, sur les réseaux sociaux.

Comment : Et bien il va falloir attendre la parution de l’article 9 de la série !

 Patrick Gaudin

 

 

@glenncarstenspeters | Unsplash

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